Le jour où l’hédonisme surpassa la rationnalité

Il ne faut pas se leurrer, en Amérique du Nord, la vie ne tient qu’à un fil et ce fil est ni plus ni moins l’hédonisme individuel et collectif qui plane sur nos modalités sociales. Aucun facteur ne gagne en priorité si le lien avec l’hédonisme est rompu. La capacité réflexive des êtres humains ne cesse de s’avilir dans une société qui se comble dans l’individualisme et la privatisation. Les réseaux sociaux nous facilitent la compréhension et nous introduisent davantage à l’intérieur de la vie des gens (avec ou sans consentement).

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La problématique que je tiens à soulever aujourd’hui est que nous vivons consciemment dans une société qui s’abreuve de pulsions de vie matérialistes, mais qui par le fait même, se noie dans les pulsions de mort hédonistes et les défend intensivement, car non seulement nous avons un profond désir envers l’erreur hédoniste, nous avons un immense besoin ( Trou béant émotif ) de consensus social qui nous colle à l’épiderme et nous nous devons de le refléter afin d’améliorer l’image que l’on projette de sois, aux autres. C’est simple, plus nous nous  abandonnons, nous et nos besoins, pour ces pulsions; plus positivement nous sommes perçus par une tranche importante de la société.
Les exemples abondent ( Vitesse au volant, alcool, activités dangereuses, manque de sécurité volontaire, lassitude et paresse intellectuelle).

Actuellement, le phénomène le plus préoccupant face à cette problématique de la société nord-américaine / occidentale est selon moi, la consommation de substance illicite. Devenu un gage d’acceptation dans plusieurs cercles sociaux, cette consommation automatique symbolise bien à quel point notre vie commune et individuelle est affectée par le regard de l’autre sur soi.
Nous pouvons préciser la prémisse en la réduisant uniquement à la consommation de la marijuana.
La consommation de cette substance se répand de plus en plus et on y trouve toute sorte de raisons pour lesquelles il devient acceptable socialement d’inhaler cette fumée dite naturelle. Le fait qu’on la consomme à des fins médicales n’a rien à voir avec la question , bien entendu… Mais, ce n’est pas la valeur positive médicale que les consommateurs “récréatifs” recherchent, c’est la pulsion de mort hédoniste. Selon moi, la consommation de cannabis (et de toute autre fumée) est sans doute la pulsion hédoniste la plus hypocrite de toutes, car elle cache son ultime but et n’avons qu’un sentiment de contrôle factice. Les gens qui la consomment ne sont pas conscients du dommage que cette drogue créer à leur organisme, car l’abondance de plaisir masque et s’appuie/se renforce du fait qu’il n’y a pas d’effet potentiellement mortel à court terme.
On préfère l’acceptation sociale liée à l’hédonisme plutôt qu’à sa propre santé et tous les dommages indirectes que peut créer cette consommation à soi-même et aux proches de l’être. Résumons rapidement : l’individu moyen actuel convoite tellement l’objet (théorie des pulsions de Klein) qu’il en oublie le but et finalement, reçoit les conséquences sans même prendre conscience tellement l’idéologie surpasse la rationalité.

Nous pouvons observer une communauté relativement populeuse de gens qui défendent et se réjouissent de la légalisation du cannabis. La “légalisation” de la marijuana dans l’état de Washington et du Colorado ne fait qu’appuyer mon argumentaire. Lorsque cette nouvelle fût annoncée, plusieurs gens ont crié victoire, mais est-ce que ce débat devrait réellement être une priorité pour la société? Légalisation ou pas, consommation ou pas, est-ce que nous devrions lui accorder autant d’importance? De plus, même si la légalisation s’est faite dans ces deux états, il est à ce jour, illégal de consommer le cannabis étant donné que les lois états-uniennes l’interdisent et prévalent sur la législation d’état. Donc, s’agit-il vraiment d’une légalisation? Permettez-moi d’en douter. Mais bref, la question demeure: est-ce vraiment une priorité pour notre société le légaliser cette autre source hédoniste? Je crois personnellement que oui (Je crois réellement que beaucoup de gens sont rendu si bas). Est-ce un bien fondé / légitime qu’elle le soit, je ne crois pas. En vérité, je crois que nous préférons l’hédonisme, car en suit l’aliénation de l’être humain et par effet relié, il nous est impossible de se préoccuper des facteurs problématiques qui sont réellement importantes dans notre société.
De plus la rhétorique de cette mode est particulièrement pernicieuse, car elle tente de minimiser les effets négatifs en ne chantant que les vertus, vraies ou fausses. Cela est très malhonnête, car c’est avec la santé d’autrui que l’on débat.

Un autre phénomène conjoint est l’affirmation du statut de “drogué” publiquement sur les réseaux sociaux. C’est une autre preuve qui vient appuyer ma brève analyse: beaucoup de gens drogués sont fiers de l’être. Lorsque nous sommes fiers d’un accomplissement ou d’un statut, c’est INÉVITABLEMENT parce qu’on pense accomplir ce que les autres ne peuvent pas faire (ou mieux) et que cela nous gratifie. Le désir profond de la fierté est l’acceptation de sois par l’autre. Il y a bien sur différents types de consommateurs, mais n’empêche que c’est un portrait qui image bien la grande partie des consommateurs de cannabis occidentaux. L’idée de se penser “COOL” est devenue prioritaire dans ce monde ou la rationalité n’est rien de plus qu’un terme que l’on apprend en philo 1(Pour ceux qui se sont rendu à ce niveau d’étude du moins).

Les gens sont généralement incapables de pousser leur réflexion plus loin que le bout de leur nez. Ils défendent à feu et à sang leur point de vue, mais ils oublie, qu’en consommant cette drogue, ils encouragent directement le monde criminel. Lorsque quelqu’un affiche sur les réseaux sociaux qu’il est un consommateur de drogue, il affiche en second plan (que nous préférons ne pas voir tellement nous sommes aliénés par l’hédonisme) qu’ils subventionnent à coup de milliers de dollars, les criminels les plus répugnants de la société tels que les producteurs de drogues dures (GHB / drogue du viol par exemple) ou les cartels de prostitution juvénile, car ce sont tous les mêmes qui obtiennent le profit dans ce monde crasseux.

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